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Tri Yann

-> je n'ai pas trouvé une bonne vidéo de "Dans les prisons de Nantes"!! :(

Chanson à boire!
Qui veut chasser une migraine
N'a qu'à boire toujours du bon
Et maintenir la table pleine
De cervelas et de jambon

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Le vin goûté à ce bon père
Qui s'en rendit si bon garçon
Nous fait discours tout sans grammaire
Et nous rend savant sans leçon

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Loth, buvant dans une taverne
De ses filles enfla le sein
Montrant qu'un sirop de taverne
Passe celui d'un médecin

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Buvons donc tous à la bonne heure
Pour nous émouvoir le rognon
Et que celui d'entre nous meurt
Qui dédira son compagnon

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons
L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
boute, boute, boute, boute compagnon
Vide-nous ce verre et nous le remplirons

Si mort à mors
Si les matins de grisaille se teintent
S'ils ont couleur en la nuit qui s'éteint
Viendront d'opales lendemains
Reviendront des siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.

Si mort à mors duchesse, noble Dame
S'il n'en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d'or
Reviendront les siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Viennent l'heure des évasions
Reviennent des siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore

Si mort à mors duchesse, noble Dame
S'il n'en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d'or
Reviendront les siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.


Si mille soleils de métal prennent voile
Dix mille soleils de cristal font merveille
Viennent des lueurs de vermeil
Reviennent des siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore

Si mort à mors duchesse, noble Dame
S'il n'en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d'or
Reviendront les siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.

Si mille brigands à l'encan font partage
Dix mille enfants des torrents font argent
Viennent des fleurs de safran
Reviennent des siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore

Si mort à mors duchesse, noble Dame
S'il n'en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d'or
Reviendront les siècles d'or cent fois mille et mille aurores encore.


Les filles des forges
Digue dig don don, Ceux sont les filles des forges
Digue dig don don, Ceux sont les filles des forges
Des forges de Paimpont, Digue dig don daine
Des forges de Paimpont, Digue dig don don

Digue dig don don, Elles s'en vont à confesse
Digue dig don don, Elles s'en vont à confesse
Au curé du canton, Digue dig don daine
Au curé du canton, Digue dig don don

Digue dig don don, Qu'avez-vous fait les filles
Pour demander pardon, Digue dig don daine
Pour demander pardon, Digue dig don don

Digue dig don don, J'avions couru les bals
Et les jolis garçons, Digue dig don daine
Et les jolis garçons, Digue dig don don

Digue dig don don, Ma fille pour pénitence
Nous nous embrasserons, Digue dig don daine
Nous nous embrasserons, Digue dig don don

Digue dig don don, Je n'embrasse pas les prêtes
Mais les jolis garçons, Digue dig don daine
Qu'on du poil au menton, Digue dig don don

Digue dig don don, Ceux sont les filles des forges
Digue dig don don, Ceux sont les filles des forges
Des forges de Paimpont, Digue dig don daine
Des forges de Paimpont, Digue dig don don


La découverte ou l'ignorance?
Le breton est-il ma langue maternelle ?
Non : je suis né à Nantes où on ne le parle pas. (...)
Suis-je même breton ?
Vraiment, je le crois et m'en expliquerai.
Mais de "pure race", qu'en sais-je et qu'importe ?
- Vous n'êtes donc pas raciste ?
- Ne m'insultez pas.
- Séparatiste ? Autonomiste ? Régionaliste ?
- Tout celà, rien de celà. Au-delà.
- Mais alors, nous ne nous comprenons plus.
Qu'appelez-vous breton ? Et d'abord, pourquoi l'être ?
Question nullement absurde. Français d'état-civil, je suis nommé français,
j'assume à chaque instant ma situation de Français ;
mon appartenance à la Bretagne n'est en revanche qu'une qualité facultative que je puis parfaitement renié ou méconnaître.
Je l'ai d'ailleurs fait. j'ai longtemps ignoré que j'étais breton.
Je l'ai par moment oublié ?
Français sans problème, il me faut donc vivre la Bretagne ensurplus
ou, pour mieux dire, en conscience :
si je perd cette conscience, la Bretagne cesse d'être en moi;
si tous les Bretons la perdent, elle cesse absolument d'être.
La Bretagne n'a pas de papiers.
Elle n'existe que dans la mesure où, à chaque génération,
des hommes se reconnaissent bretons.
À cette heure, des enfants naissent en Bretagne.
Seront-ils bretons ? Nul ne le sait.
À chacun, l'âge venu, la découverte ou l'ignorance...

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Ellen Silva Ribeiro Gourmand - ellen@parlonsfrancais.net

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